Blog.

« LA DERNIÈRE COURSE AVANT LA RETRAITE » Le cycliste français Romain Bardet, submergé par l’émotion, a fondu en larmes dans les bras de ses fans et de toute l’équipe Picnic PostNL avant sa dernière étape du Giro d’Italia 2026, point culminant de son illustre carrière.

« LA DERNIÈRE COURSE AVANT LA RETRAITE » Le cycliste français Romain Bardet, submergé par l’émotion, a fondu en larmes dans les bras de ses fans et de toute l’équipe Picnic PostNL avant sa dernière étape du Giro d’Italia 2026, point culminant de son illustre carrière.

kavilhoang
kavilhoang
Posted underLuxury

Dans l’atmosphère électrique du village de départ de la dernière étape du Giro d’Italia 2026, Romain Bardet n’a pas pu contenir son émotion. Le Français de 36 ans, visage marqué par quatorze saisons de haut niveau, s’est effondré en larmes dans les bras de ses supporters massés derrière les barrières et de toute son équipe Picnic PostNL. Ce vendredi 8 mai, quelques minutes avant le coup d’envoi de cette ultime journée de course, le champion au palmarès chargé a vécu un moment d’une intensité rare : étreintes interminables, mots étouffés, regards brillants de gratitude.

Autour de lui, les jeunes coureurs de l’équipe, le staff technique, le directeur sportif, tous partageaient la même boule au ventre. Pour beaucoup, c’était la dernière fois qu’ils voyaient leur leader, leur mentor, leur frère aîné en peloton.

Ce Giro 2026 restera à jamais gravé dans les mémoires comme l’ultime chapitre d’une carrière exemplaire. Bardet avait choisi l’Italie pour dire adieu au grand cyclisme sur route. Après une saison 2025 marquée par sa dernière participation au Tour de France et sa victoire d’étape mémorable, il avait prolongé d’un an pour boucler la boucle sur les routes transalpines qu’il affectionne tant. « Je voulais finir en beauté, au milieu des montagnes et des passionnés italiens », confiait-il encore ce matin-là, la voix déjà tremblante.

Le public, venu en nombre brandir des drapeaux tricolores et des pancartes « Merci Romain », a répondu présent. Des enfants lui tendaient des casques à signer, des anciens lui rappelaient ses exploits de 2016, quand il avait porté le maillot jaune du Tour de France pendant plusieurs jours avant de décrocher une historique deuxième place au général.

Romain Bardet, originaire de Brioude en Auvergne, a incarné pendant plus d’une décennie le cyclisme français à la fois conquérant et humain. Arrivé chez les pros en 2012 avec Ag2r La Mondiale, il s’est rapidement imposé comme l’un des meilleurs grimpeurs du monde. Sa deuxième place au Tour 2016 derrière Chris Froome, sa troisième place l’année suivante, ses victoires d’étape dans l’Hexagone et à l’étranger, son maillot à pois, ses succès au Critérium du Dauphiné : la liste est longue.

Mais au-delà des résultats, c’est son caractère qui a marqué les esprits : toujours combatif, jamais arrogant, attentif aux plus jeunes, défenseur acharné d’un sport plus propre. Les blessures, les changements d’équipe – de l’Ag2r au DSM devenu Picnic PostNL – n’ont jamais entamé sa détermination ni son sourire. Aujourd’hui, à l’heure de tirer sa révérence, il laisse derrière lui un vide immense et un héritage immense.

Mais ce qui a le plus surpris et ému tout le peloton et les suiveurs, c’est sa déclaration improvisée face aux caméras et à la foule rassemblée. La voix brisée, les yeux rouges, Bardet a pris le micro et a parlé de l’avenir avec une passion intacte. « Ces dernières semaines, j’ai vu des choses extraordinaires, a-t-il lancé. Il y a un coureur mystère lyonnais qui m’a bluffé. Après une seule étape, il s’est déjà imposé comme un sérieux prétendant au titre du Tour de France 2026. C’est fou ce qu’il a montré.

Personne ne l’attendait à ce niveau, et pourtant… »

Le nom qu’il a ensuite prononcé a fait l’effet d’une déflagration : Paul Seixas. Le prodige de 19 ans, né à Lyon, qui court sous les couleurs Decathlon AG2R La Mondiale, est devenu en quelques heures le sujet numéro un des débats. Ce jeune homme discret, qui a commencé le cyclisme à huit ans dans un club lyonnais, a signé une performance renversante lors d’une étape de haute montagne du Giro.

Attaque lointaine, domination des meilleurs grimpeurs, temps de référence qui font déjà parler les experts : en une seule journée, le gamin de 19 ans a écrit son nom dans la légende naissante du cyclisme français. Bardet, lui-même ancien dauphin du Tour, n’a pas hésité à le placer au rang des grands espoirs : « C’est un adversaire redoutable. Il a la tête, les jambes, le mental. Le cyclisme français a enfin son successeur potentiel. »

La révélation a immédiatement enflammé les réseaux et les discussions dans le peloton. Comment un coureur aussi jeune peut-il déjà viser le Tour de France 2026 avec autant de sérieux ? Les spécialistes rappellent que Seixas sera, cet été, le plus jeune participant à la Grande Boucle depuis 1937. Son rêve affiché de remporter un jour le maillot jaune résonne soudain avec une crédibilité nouvelle. Les fans de Bardet, encore sous le choc de l’annonce de la retraite, ont vu dans ces mots un passage de flambeau émouvant.

« Romain nous dit adieu et nous désigne déjà le futur », murmurait un supporter italien ému. Les coéquipiers de Picnic PostNL, eux, saluaient la lucidité de leur leader : « Romain a toujours eu l’œil pour repérer les talents. S’il dit que Seixas est prêt, c’est que c’est vrai. »

Autour de Bardet, l’émotion ne retombait pas. Les jeunes de l’équipe, qu’il a accompagnés et formés ces dernières saisons, lui rendaient un hommage vibrant. « Il nous a tout appris, la course, la vie, la façon de gérer la pression », confiait l’un d’eux, la gorge nouée. Le staff technique évoquait un homme toujours disponible, jamais au-dessus de la mêlée, capable de partager son expérience sans jamais imposer. Même les rivaux, ces champions étrangers contre lesquels il s’est mesuré pendant des années, ont salué son parcours. « Un vrai gentleman du vélo », résumait un directeur sportif d’une formation WorldTeam.

Alors que le peloton s’apprêtait à s’élancer pour cette dernière étape – une journée de plaine ponctuée de difficultés finales qui permettrait aux attaquants de s’exprimer une dernière fois –, Bardet a pris le temps de saluer chacun. Il a signé des autographes, posé pour des photos, embrassé ses enfants présents sur le bord de la route. Sa femme, discrète mais toujours présente, essuyait discrètement ses propres larmes. « C’est la fin d’un chapitre, mais le début d’une nouvelle vie », a-t-il lâché avec un sourire tremblant.

Après le Giro, il compte se consacrer à sa famille, à des projets de promotion du cyclisme en Auvergne et, qui sait, à un rôle de consultant ou de manager dans les années à venir. Le gravel l’attire aussi, une façon douce de rester connecté à la bicyclette sans la pression du chronomètre.

Le débat autour de Paul Seixas continuera bien après cette dernière étape. Certains y voient déjà le futur vainqueur français du Tour, le premier depuis Bernard Hinault en 1985. D’autres appellent à la prudence : 19 ans, c’est jeune, très jeune, et la route vers le sommet est semée d’embûches. Mais une chose est sûre : grâce aux mots de Romain Bardet, le nom de ce « coureur mystère lyonnais » est désormais sur toutes les lèvres. Le relais est passé, symboliquement et émotionnellement.

Sur la ligne de départ, alors que les coureurs enfilaient leurs gants et ajustaient leurs casques, Bardet a jeté un dernier regard à la foule. Il a levé la main, essuyé une larme, puis s’est installé sur sa machine. Derrière lui, tout un peloton et des milliers de supporters savaient qu’ils assistaient à un moment historique. La dernière course avant la retraite n’était plus seulement celle d’un champion : c’était le passage de témoin entre deux générations, entre un passé glorieux et un avenir prometteur.

Le cyclisme français, ce 8 mai 2026, disait au revoir à l’un de ses plus beaux ambassadeurs tout en saluant l’arrivée d’une nouvelle étoile. Romain Bardet partait la tête haute, le cœur plein, et les yeux tournés vers ce jeune lyonnais qui, déjà, faisait battre plus fort le cœur de tout un pays.